vendredi 26 octobre 2018

ouvrage Gestion des ressources humaines pilotage social et performances PDF



La gestion des ressources humaines possède la double spécificité de concerner les hommes — facteur de production particulier — au travail, c'est-à-dire effectuant une activité contraignante. Les hommes ne sont pas des objets bruts de calcul économique : les hommes disposent d'une relative inertie au changement compensée par une assez grande adaptabilité aux situations diverses : « Les hommes sont moins maniables que les choses » (H. Sana». C'est dire que la gestion du personnel est aussi celle de la durée, des délais d'ajustement. des régulations individuelles. Les hommes réagissent aux décisions prises en fonction de leur passé et de leur personnalité : « Entre l'événement qui les touche et la réponse qu'ils lui donnent s'interpose toute leur vie sociale, toutes leurs attentes professionnelles, tous leurs espoirs » (A. Touraine). C'est dire que toute décision doit tenir compte des personnalités, de l'environnement, du passé de l'organisation ; elle n'est jamais un choix


Dans l'absolu mais décision dans un contexte et en fonction des personnalités : « L'homme n'est pas seulement une main et un cœur mais il est aussi une tête, c'est-à-dire un agent autonome et libre capable de réagir non seulement contre la standardisation taylorienne mais aussi contre la manipulation psychologique » (M. Crozier). « Des hommes » : le pluriel indique qu'ils vivent au sein de groupes variés. « Les hommes qui constituent un atelier au travail ne sont pas purement et simplement des individus ; ils forment un groupe au sein duquel ils ont développé des habitudes de relations entre eux et avec leurs supérieurs, avec leur travail, avec les règlements de l'entreprise », affirme Elton Mayo qui, le premier. a pu montrer la réalité et les incidences d'une identification à une collectivité. Les groupes concernés sont à la fois : — professionnels : un atelier, un bureau, un groupe de qualification, un groupe d'identification, une section syndicale... — extra-professionnels : familles, groupes de loisirs, d'activités locales... Le travail est une activité contraignante. C'est la nature du travail que d'être contrainte et c'est aussi la contrainte qui peut servir à le définir. En reprenant l'exemple donné par H. Guitton du guide de montagne suivi de son client, tous deux effectuant évidemment le même parcours. on s'aperçoit bien que seule l'existence d'une contrainte distingue le travail du guide par rapport au loisir que vit son compagnon de cordée. Le travail est de ce fait ressenti comme une « valeur négative ». En mime temps, il valorise le travailleur, structure sa vie sociale, lui permet d'acquérir un revenu, tout en obéissant à des motivations très différentes : vivre, se rendre utile, obtenir un statut social, s'épanouir, faire œuvre de création... On conclura que le travail n'est pas une activité homogène, ni dans la façon dont elle est ressentie ni dans les aspirations qui la motivent. Gérer le travail, c'est donc, aussi gérer la diversité.
https://www.biblioleaders.com/2018/10/gestion-des-ressources-humaines.html

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